Conflits lors de rédaction/interprétation de contrats ? | ScriptaLegal
Particuliers Entreprises Forfaits & Abonnements
English À propos de nous Créer un compte gratuit Se connecter
Guides juridiques interactifs Foire aux questions juridiques Blogue juridique Vidéos
DOCUMENTS JURIDIQUES EN LIGNE
Blogue juridique > Immobilier > La rédaction ou l'interprétation d'un contrat s'avère souvent source de conflit

La rédaction ou l'interprétation d'un contrat s'avère souvent source de conflit

Code civil édicte qu'en cas d'ambiguïté l'on se doit de rechercher la commune intention des parties compte tenu des circonstances dans lesquelles elle avait été conçue.

«Si vous ne comprenez pas mes écrits, tant mieux, ça vous donnera sûrement l'occasion de les expliquer»
Jacques Lacan

La rédaction ou l'interprétation d'un contrat s'avère souvent source de conflit. C'est ainsi qu'un locateur rédige, sans l'aide d'un juriste, une entente pour la location d'un immeuble et de son contenu. Cette entente comporte une option d'achat en faveur du locataire, laquelle fixe le prix d'achat à 215 000$, moins les loyers mensuels qui seront payés jusqu'à l'acquisition définitive de l'immeuble. Forts de cette entente, locateur et locataire sont « désignés nommément comme assurés dans la police d'assurance ». Quelques mois s'écoulent, les parties respectent leurs engagements, mais, malheureusement, l'immeuble est détruit par un incendie.

L'assureur, même si la vente n'a pas eu lieu, s'appuie sur cette entente et offre de payer au locateur, à titre de vendeur impayé, la somme de 215 000$, malgré le fait que la valeur marchande de l'immeuble et de son contenu s'élève, selon les parties, à 395 000$.

La Cour*, tout en soulignant les incohérences internes du document, confirme être en présence d'un contrat de location avec option d'achat. Le tribunal réfute les prétentions de l'assureur en s'appuyant sur le Code civil qui édicte qu'en cas d'ambiguïté l'on se doit de rechercher la « commune intention des parties compte tenu de l'entente et des circonstances dans lesquelles elle avait été conçue». La Cour renvoie le dossier en première instance pour l'établissement de la valeur réelle des biens assurés au moment du sinistre.

Ce qui est clair pour l'un peut être obscur pour l'autre. À chacun sa vision, à chacun son clair-obscur.

*CA 500-09-008980-997, 2002-06-17

François Forget, notaire et conseiller juridique ainsi que toute l'équipe de ScriptaLegal, sont à votre service pour assurer la préparation de vos documents légaux et répondre à toutes vos questions juridiques.
Bien établir l'intention des parties lors de l'établissement d'une servitude de passage réciproque
Me François Forget - 18 septembre 2019
Bien que les paroles s'envolent et que les écrits restent, encore faut-il bien les interpréter. Ainsi, un...
L'Amour sans frontière
Me François Forget - 1 juillet 2015
En vertu du Code civil du Québec, « le régime matrimonial des conjoints qui se sont unis sans passer de...
Plusieurs acheteurs d'unités de copropriété neuves signent leur promesse d'achat sur plans
Me François Forget - 17 octobre 2018
Plusieurs acheteurs d'unités de copropriété neuves signent leur promesse d'achat sur plans. Ils apprennent chez le...
Ce navigateur ne supporte pas ce type de fichier. Veuillez télécharger le fichier pour l'afficher: Télécharger le fichier
Une erreur est survenue.