Il faut être prudent. Une personne qui souhaite renoncer à une succession ne devrait généralement pas donner ou jeter les biens du défunt comme s'ils lui appartenaient.
Les biens du défunt font partie de la succession et le fait d'en disposer peut, selon les circonstances, constituer un geste entraînant l'acceptation de la succession.
La loi prévoit toutefois certaines exceptions.
Avant la désignation du liquidateur, lorsqu'un bien est susceptible de dépérissement, le successible peut le vendre de gré à gré. S'il ne peut trouver un acheteur en temps utile, il peut le donner à un organisme de bienfaisance ou le distribuer entre les successibles sans que l'on puisse en déduire qu'il a accepté la succession.
La loi permet également d'aliéner certains biens qui sont coûteux à conserver ou susceptibles de se déprécier rapidement. Le successible agit alors comme administrateur du bien d'autrui.
Ces exceptions ne permettent toutefois pas de donner ou de jeter librement les meubles, les objets personnels ou les autres biens de la succession.
Une personne qui envisage de renoncer devrait donc conserver les biens de la succession et éviter d'en disposer, sauf lorsqu'un geste est nécessaire ou expressément permis par la loi.