Les tribunaux reconnaissent plus aisément qu’une somme d’argent destinée à couvrir des besoins essentiels — logement, nourriture, vêtements — constitue un legs fait à titre d’aliments.
À l’inverse, lorsqu’un immeuble est légué sous cette qualification, les tribunaux se montrent généralement plus réservés. Pour qu’un tel legs soit considéré comme étant fait à titre d’aliments, il doit être démontré que l’immeuble sert réellement à assurer la subsistance du bénéficiaire, par exemple en lui fournissant un logement indispensable à son entretien.
En l’absence d’éléments concrets établissant cette finalité, la qualification « à titre d’aliments » risque de ne pas être retenue.