Une succession est dite insolvable lorsque la valeur de ses dettes est supérieure à celle de ses biens, de sorte qu'elle ne permet pas de payer tous les créanciers ni d'exécuter les legs particuliers.
Si vous êtes lliquidateur ou l'héritier d'une succession insolvable, plusieurs options peuvent être envisagées.
1. Renoncer à la succession
Un héritier peut renoncer à la succession en signant une déclaration de renonciation devant notaire. Il ne sera alors pas responsable des dettes de la succession.
2. Procéder à la liquidation de la succession
La renonciation n'est pas toujours la solution la plus avantageuse. Par exemple :
Dans ces situations, les héritiers peuvent demander au liquidateur de poursuivre la liquidation de la succession conformément au Code civil du Québec.
Afin que la responsabilité des héritiers soit limitée à la valeur des biens qu'ils recueillent, le liquidateur doit notamment :
Lorsque la succession est insolvable, le liquidateur doit également :
Lorsque la succession ne dispose pas de suffisamment d'actifs pour permettre une proposition de paiement réaliste aux créanciers, le liquidateur peut, avec l'assistance d'un syndic autorisé en insolvabilité, déclarer la succession en faillite.
La faillite permet de liquider la succession conformément à la Loi sur la faillite et l'insolvabilité et, dans la plupart des cas, de dégager les héritiers et le liquidateur de toute responsabilité personnelle à l'égard des dettes de la succession.
Le choix entre la renonciation, la liquidation de la succession ou la faillite dépend de plusieurs facteurs, notamment de la valeur des actifs, du montant des dettes, de l'existence de biens que les héritiers souhaitent conserver et de la possibilité de présenter une proposition de paiement aux créanciers.
Chaque succession insolvable est unique. Avant de prendre une décision, il est fortement recommandé de consulter un notaire afin d'évaluer la solution la plus appropriée.