Les dividendes non déterminés, aussi appelés couramment « dividendes ordinaires », proviennent généralement de revenus qui n'ont pas été assujettis au taux général d'imposition des sociétés permettant le versement d'un dividende déterminé. C'est notamment le cas de revenus d'une société privée sous contrôle canadien ayant bénéficié du taux d'imposition applicable aux petites entreprises.
Un dividende non déterminé ou « dividende ordinaire » est un dividende imposable pour l'actionnaire qui le reçoit. Pour un particulier, il est assujetti au mécanisme fiscal de majoration et de crédit d'impôt pour dividendes. La majoration applicable à un dividende non déterminé est moins élevée que celle applicable à un dividende déterminé, afin notamment de tenir compte du niveau d'impôt payé par la société. Le crédit d'impôt pour dividendes applicable est également différent de celui accordé à l'égard d'un dividende déterminé.
Ainsi, le « dividende ordinaire » est un dividende imposable pour l'actionnaire qui le reçoit. Son traitement fiscal diffère toutefois de celui d'autres formes de revenus que pourrait recevoir l'actionnaire, tel un salaire, en raison notamment du mécanisme de majoration et du crédit d'impôt pour dividendes.
Une fois déclaré par le conseil d'administration de la société, sous réserve de toute convention unanime des actionnaires ayant transféré ce pouvoir, le « dividende ordinaire » peut être versé par la société aux actionnaires concernés selon différentes modalités de paiement. Il peut notamment être payable : 1) en un seul versement, à la date de sa déclaration ou à une date déterminée; 2) par versements mensuels, consécutifs et égaux; 3) à des dates fixes déterminées à l'avance par le conseil d'administration; ou 4) à toute autre date déterminée par le conseil d'administration, conformément à la résolution déclarant le dividende.
En effet, le conseil d'administration, sous réserve de toute convention unanime des actionnaires applicable, peut déterminer les modalités de paiement du dividende déclaré. Dans la majorité des cas, le conseil d'administration déterminera ces modalités en fonction de la situation financière et des liquidités de la société au moment de la déclaration du dividende, notamment en tenant compte de ses bénéfices non répartis et de son budget d'exploitation. Dans tous les cas, la déclaration et le paiement du dividende doivent respecter les critères financiers et les autres exigences prévus par la loi qui régit la société.