Oui, en principe. Un bail commercial peut être conclu verbalement. Le Code civil du Québec n'exige généralement pas qu'un bail commercial soit constaté par écrit pour être valide.
Toutefois, l'absence d'un bail écrit peut entraîner d'importantes difficultés lorsqu'un désaccord survient. Il peut notamment être difficile de démontrer ce qui avait été convenu concernant le montant du loyer, la durée du bail, l'usage permis des lieux, les travaux, les frais d'exploitations, les options de renouvellement ou les autres obligations des parties.
Un bail écrit permet au locateur et au locataire de préciser leurs droits et leurs obligations et constitue une preuve importante des conditions qu'ils ont convenues.
L'écrit devient également particulièrement important lorsque les parties souhaitent prévoir des conditions particulières qui modifient ou complètent les règles qui s'appliqueraient autrement à leur relation.
De plus, certaines formalités peuvent nécessiter un document écrit, notamment lorsque les parties souhaitent publier leurs droits au registre foncier.
Même lorsqu'une entente verbale peut être juridiquement valable, il est donc généralement préférable de conclure un bail commercial écrit et suffisamment détaillé afin de réduire les risques de désaccord et de faciliter la preuve des conditions convenues.