À la fin d'un bail commercial, le sort des améliorations locatives dépend des dispositions du bail et des règles prévues par le Code civil du Québec.
Les améliorations locatives peuvent notamment comprendre les cloisons, les revêtements de sol, les installations électriques, les équipements fixes et les autres aménagements réalisés pour les besoins du locataire.
Selon le Code civil du Québec, le locataire est en principe tenu d'enlever, à la fin du bail, les constructions et ouvrages qu'il a réalisés dans les lieux loués.
Lorsque ces améliorations ne peuvent être enlevées sans détériorer les lieux, le locateur peut notamment :
Lorsque la remise des lieux dans leur état initial est impossible, le locateur peut conserver les améliorations sans verser d'indemnité.
Toutefois, dans un bail commercial, les parties peuvent convenir de modalités différentes, notamment que certaines améliorations demeureront dans les lieux sans compensation ou que le locataire devra les enlever à ses frais.
Il est donc important de préciser dans le bail quelles améliorations pourront être conservées, celles qui devront être retirées et les obligations relatives à la remise en état des lieux.
Une clause claire concernant le sort des améliorations locatives à la fin du bail permet d'éviter les différends et les coûts imprévus, tant pour le locateur que pour le locataire.