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« Un homme averti en vaut deux. » Proverbe populaire

Un vendeur est toujours sujet à des poursuites pour vices cachés, sauf dans les cas où l'immeuble est vendu sans garantie et que l'acheteur consent ainsi à l'acquérir à ses risques et périls. Mais, le vendeur se doit de dénoncer les vices existants qu'il connaît.

Lors de la vente d'un immeuble, nous sommes toujours sujets à des poursuites pour vices cachés, sauf dans les cas où l'immeuble est vendu sans garantie et que l'acheteur consent ainsi à l'acquérir à ses risques et périls. Même dans de telles circonstances, le vendeur se doit de dénoncer les vices existants qu'il connaît.

Suite à la découverte d'un vice caché, l'acheteur qui désire conserver ses recours contre le vendeur, doit normalement donner un préavis écrit dénonçant le vice, avant l'exécution des travaux, à son vendeur. Cette dénonciation permet à ce dernier de vérifier la défectuosité, de contester l'étendue des dommages et, s'il le désire, réparer ou remplacer. La jurisprudence était cependant à l'effet qu'il y a certains cas d'exception, par exemple, une situation d'urgence ou lorsqu'il y a renonciation tacite à la dénonciation par le vendeur.

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Ainsi un acheteur, un an après avoir acquis un immeuble, découvre un vice caché majeur. Après de multiples études, l'acheteur fait exécuter les travaux destinés à corriger le vice. Deux ans se sont alors écoulés. Les travaux terminés, il poursuit le vendeur pour plus de 200 000 $. Le tribunal de première instance rejette l'action au motif que la dénonciation du vice caché n'a pas été faite dans un délai raisonnable de la connaissance du vice.

La Cour d'appel* invite d'abord « à user de prudence avant de rejeter un recours » pour notification tardive. Elle renverse la décision rendue en Cour supérieure et statue que le vendeur, malgré la mise en demeure tardive, était toujours « en mesure de vérifier l'existence et la gravité du vice » et cela, même si les travaux étaient complétés.

Si un homme averti en vaut deux, il faut toujours bien se préparer avant d'envoyer une mise en demeure car on pourrait se sentir bien seul.

*C.A. 500-09-018861-088
François Forget, notaire et conseiller juridique ainsi que toute l'équipe Notaire-Direct, sont à votre service pour assurer la préparation de vos documents légaux et répondre à toutes vos questions juridiques.
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